L’histoire d’Abdulhadi Al Iraki, Kurde de Mossoul, militant d’Al Qaida

18.11.2014 rusencakir.com
Traduit par: Haldun BAYRI /
Orjinal Metin (tr-16/11/2014)

S’il n’avait pas été arrêté à Gaziantep, il serait devenu le chef d’Al Qaida irakien 

Abou Musab Al Zarkawi, le chef légendaire d’Al Qaida en Irak, un Jordanien d’origine palestienne, a été tué le 7 juin 2006 par l’armée américaine. Ousama Bin Laden, le leader d’Al Qaida, a nommé l’un de ses hommes de confiance, un Kurde natif de Mossoul, Abdulhadi Al Iraki, pour prendre la place d’Al Zarkawi. Arrivé en Turquie en passant par l’Iran, accompagné de sa femme et de ses quatre enfants, il est passé d’abord en Syrie, puis en Irak, et a pris en charge le leadership d’Al Qaida irakien, provisoirement confié à Abou Hamza Al Mouhadjir. 
Mais l’après-midi du 16 octobre 2006, vers 15h, alors qu’il se préparait à passer en Syrie, il s’est fait arrêter à Gaziantep. Selon les papiers d’identité iraniens en leur possession, il se nommait Mohammad Reza Ranjbar Rezaei (39), son épouse Cheshmnaz Fotohiashena Abad (40) et leurs enfants Mohammad (9), Fatemeh (7), Ali (6) et Leïla (4).  
A la suite de la demande d’asile effectuée en leurs noms par leur avocat Osman Karahan auprès du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés, la famille a été envoyée d’abord au Camp de Réfugiés de Yozgat. Ensuite le 31 octobre 2006 à 2h. du matin, ils ont été extradés vers l’Afghanistan.

LE DESTIN FLUCTUANT D’AL QAİDA

Après l’arrestation d’Abdulhadi Al Iraki, c’est Abou Omar Al Baghdadi qui est passé à la tête d’Al Qaida irakien. Après qu’il a été tué en avril 2010, Abou Bakr Al Baghdadi est devenu le nouveau dirigeant. C’est lui qui, trois ans après, a changé le nom d’Al Qaida irakien en “État Islamique de l’Irak et du Levant” (EIIL). Rompant très vite avec Al Qaida, il a proclamé son khalifat après s’être emparé de Mossoul. 
L’arrestation d’Abdulhadi Al Iraki a été annoncée sur CNN au mois d’avril 2007, six mois après les faits. Les responsables du ministère de la Défense aux États-Unis avaient déclaré à CNN qu’Al Iraki avait été arrêté vers la fin de l’année 2006, qu’il avait été détenu un certain temps dans les prisons secrètes de la CIA pour les interrogatoires, et qu’il avait été transféré au Camp de Guantanamo près de Cuba après la fin des interrogatoires.
Un mois après cette information, le 23 mai 2007, on a publié sur la chaîne Al Djazira, certains fragments d’une interview réalisée par Es Sabah, l’agence de presse d’Al Qaida, avec Moustafa Abou Yazid, nommé à la tête de l’aile afghane d’Al Qaida. Al Yazid a déclaré dans cette interview, que Abdulhadi Al Iraki, nommé à la place de Zarkawi, avait été arrêté par les autorités turques, puis livré aux Américains, et il a averti: “Ce sera puni d’abord par Allah, et ensuite par les Mudjahidins”. 

‘LE COURTIER DE LA TERREUR’ 

Né en 1961, le vrai nom d’Abdulhadi Al Iraki est Nechvan Abulrezzak Abdulbagi. C’est un Kurde né au nord de l’Irak. Il a atteint le grade de capitaine dans l’armée de Saddam Hussein. On sait qu’il est parti en Afghanistan vers la fin des années 1990, et qu’il a rejoint les rangs d’Al Qaida. Devenu chef des opérations intérieures d’Al Qaida en peu de temps, Al Iraki est accusé d’avoir organisé un attentat (raté) contre le chef d’État du Pakistan, Parvaz Mucharraf, et d’avoir organisé des attentats contre les objectifs américains et l’OTAN en Afghanistan, en collaboration avec les forces des Talibans. 
On dit qu’Abdulhadi Al Iraki est l’homme auquel Bin Laden faisait le plus confiance sur l’Irak, devenu un territoire de djihad prioritaire pour Al Qaida après l’invasion américaine. D’après un article du mois d’avril 2006 dans Newsweek de Sami Yousafzai, journaliste d’origine afghane, Bin Laden, n’étant pas satisfait de Zarkawi, aurait envoyé séparément deux hommes de confiance en Irak: Sayif Al Adil et Abdulhadi Al Iraki. Adil se serait fait arrêter en Iran, mais Al Iraki serait parvenu jusqu’à Zarkawi. Al Iraki aurait d’abord eu de longs entretiens avec Zarkawi, et il en aurait conclu que Zarkawi était l’homme qu’il fallait à Al Qaida en Irak. Ensuite il l’aurait convaincu de prêter allégeance à Ousama Bin Laden et à Al Qaida. Et de retour en Afghanistan, il aurait encouragé Bin Laden à présenter Zarkawi comme le “prince d’Al Qaida en Irak” dans un message enregistré.  
Défini comme “courtier de la terreur” par le journaliste afghan Yousafzai, on dit qu’Al Iraki aurait fait une tournée aux pays du Golfe où il aurait recueilli des millions de dollars pour Al Qaida. Un dirigeant taliban le décrit: “Il était comme un Afghan quelconque. Il était loin de l’orgueil et des formalités que nous rencontrons souvent chez les autres Arabes”. Maîtrisant aussi certaines langues locales parlées au Pakistan et en Afghanistan, en dehors du Kurde et de l’Arabe, Al Iraki aurait reçu une proposition de la part de Zarkawi pendant sa dernière visite en Irak: “Si la vie devient difficile en Afghanistan, viens ici, en Irak!” 
Quelques années après cette invitation, Abdulhadi Al Iraki s’est mis en route avec sa famille pour l’Irak pour prendre la place de Zarkawi qui avait été assassiné, mais son voyage a pris fin à Gaziantep. Al Iraki faisait un “retour définitif” dans son pays, revenant d’Afghanistan où il avait vécu pendant de longues années. Pour cette raison il était accompagné de son épouse et ses quatre enfants. Si la famille peut dans certaines conditions servir de camouflage, elle peut aussi attirer l’attention dans d’autres circonstances. Mais surtout, si Al Iraki s’est fait arrêter, c’est parce qu’après avoir porté un coup sérieux à Al Qaida en Irak avec l’assassinat de Zarkawi, les Américains avaient utilisé tous leurs dispositifs de renseignement pour empêcher qu’Al Qaida ne se redresse. Cependant, il faut aussi faire justice aux unités de sécurité turques qui ont suivi Al Iraki à la trace après son entrée en Turquie par leurs propres moyens, et en 20 jours, l’ont renvoyé dans un avion pour l’Afghanistan avec sa famille. 

LA LIGNE HAKKÂRİ-VAN-GAZİANTEP

L’opération Al Iraki a pu être possible grâce à la surveillance technique de deux personnes travaillant pour Al Qaida à partir de Gaziantep. Le premier, Mehmet Yılmaz, avait été arrêté au Pakistan au début du mois d’août 2004, extradé vers la Turquie, et libéré après cinq mois; l’autre, Mehmet Reşit Işık avait plutôt une fonction auxiliaire. D’abord on apprit qu’Işık avait acheté une ligne de téléphonie mobile juste avant son départ pour l’Iran, et on mit ses coordonnées sur écoutes.
Entre-temps, on apprit que Yılmaz aussi était parti en Iran, deux semaines après Işık. Trois jours avant son départ, les unités de renseignement ayant appris que Yılmaz allait faire entrer la famille d’Abdulhadi Al Iraki en Turquie, puis les aider à rejoindre l’Irak, ils commencèrent à les attendre.
Enfin, Mehmet Reşit Işık utilisa son nouveau téléphone pour la première fois le 13 octobre 2014 à Hakkari. Ce jour-là, Işık entra d’Iran en Turquie par la douane d’Esendere-Hakkari, et rejoignit ensuite à Yüksekova Abdulhadi Al Iraki, qui venait de rentrer clandestinement en Turquie, accompagné de sa femme et de ses enfants. 
Işık et la famille Al Iraki montèrent le lendemain vers midi dans un autocar à Van pour aller à Gaziantep. Une fois établi que Işık n’avait rencontré aucun problème, Mehmet Yılmaz passa de l’Iran à Hakkari le 14 octobre, puis arriva à Gaziantep.

MILLE ET UNE IDENTITÉS

Pour être sûres de leur coup, les unités de sécurité firent arrêter l’autocar par la police de Bitlis sur la route pour un contrôle anodin d’identité. La police de Bitlis se contenta de vérifier par sa photo qu’Abdulhadi Al Iraki se trouvait bien dans l’autocar avec sa famille, et elle ne le plaça pas en garde à vue. La famille d’Al Iraki arriva à Gaziantep la nuit du 14 octobre et s’installa dans la maison d’un certain H.K.
Pendant ce temps, à Ankara, se tenaient des réunions auxquelles participaient aussi des responsables de la CIA. La CIA réclamait l’arrestation immédiate d’Al Iraki et son extradition vers l’Irak. Mais selon les lois on ne pouvait reprocher à la famille Al Iraki que d’utiliser des faux passeports et l’opération d’extradition ne pouvait être exécutée dans le cadre de la procédure légale que par la Direction de l’Office des Étrangers. De plus, en l’absence d’un accord d’extradition réciproque des coupables entre les deux pays, il n’était pas possible d’extrader Al Iraki et sa famille vers l’Irak. 
Alors que ces discussions se prolongeaient, l’après-midi du 16 octobre, un certain Mehmet Polat vint chercher Al Iraki et sa famille à leur adresse pour les emmener en Syrie (et ensuite en Irak). Les forces de sécurité lancèrent alors une opération et les placèrent tous en garde à vue. 
La Police sait que la personne portant une carte d’identité iranienne au nom de Mohammad Reza Ranjbar Rezaei est en vérité un Kurde de Mossoul, nommé Neşvan Abdulrezzak Abdulbagi, et qu’il utilise le nom d’Abdulhadi Al Iraki au sein d’Al Qaida. Mais pendant son interrogatoire, Al Iraki affirme ne pas être iranien, mais afghan, et se nommer Abdurrahman fils de Yar Mohammed. Et son épouse Cheshmnaz Fotohiashena déclare être Sonla Zalmay, de nationalité afghane. 
Selon leurs dépositions, ils auraient quitté leur pays à cause de mauvaises conditions politiques et économiques, et seraient passés d’abord en Iran. Ils auraient acheté des passeports iraniens, et voulaient se rendre en Europe en passant par la Turquie et la Syrie. Au point où ils en étaient, ils déclaraient vouloir demander l’asile en Turquie, ou si c’était impossible se rendre au Pakistan. 

AUX MAINS DE LA CIA

La famille Al Iraki est traduit le lendemain devant la justice, et livrée à la Direction de l’Office des Étrangers pour être extradée. Voulant empêcher l’extradition, la famille fait une demande d’asile en Turquie, comme on s’y attendait. Plus intéressant, il est avéré que leur avocat Osman Karahan est allé à Gaziantep le jour de leur arrestation, et qu’il a fait une demande d’asile pour Al Iraki et sa famille auprès du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés. Pendant la période d’examen de leur dossier, la famille est envoyée au Camp de réfugiés de Yozgat le 20 octobre. Normalement ils auraient dû être renvoyés dans leur pays, c’est-à-dire l’Irak, mais à cause de l’absence d’un accord entre les deux pays pour l’extradition réciproque des coupables, il n’était pas légalement possible de les extrader vers l’Irak.  
Sur ce, malgré les mensonges avérés d’Al Iraki, de son épouse et de ses quatre enfants sur leur identité, on décide de les extrader vers l’Afghanistan dont ils déclarent être des citoyens. Par conséquent, Al Iraki et sa famille sont transférés à Istanbul le 30 octobre 2006 et embarqués dans l’avion de Kaboul le 31 octobre à 2h., sur le vol TK 706 de Turkish Airlines.
La suite est incertaine. On pense qu’Al Iraki a été intercepté par les agents de la CIA à Kaboul et emmené d’abord à la Base Bagram. Détenu dans les prisons secrètes de la CIA,“après que toutes les informations nécessaires eurent été recueillies” selon le communiqué officiel, Al Iraki aurait été envoyé au Camp de Guantanamo près de Cuba, où sont détenus les suspects d’Al Qaida et des Talibans.
Abdulhadi Al Iraki a été traduit devant un juge le 18 juin 2014 pour la première fois. Si l’on considère qu’il était passé aux mains des Américains le 31 octobre 2006, 7 ans, 7 mois et 17 jours, soit 2787 jours, s’étaient écoulé entre temps. 

IL N’Y A GUÈRE DE SURVIVANTS PARMI LES CONTACTS D’AL IRAKI 

Osman Karahan, avocat d’Abdulhadi Al Iraki, a été tué dans un affrontement armé pendant qu’il combattait dans les rangs d’Al Qaida à Halep contre l’armée syrienne, au début du mois d’août 2012. Mais avant lui, d’autres hommes-clés en contact avec Al Iraki en Turquie ont connu des sorts semblables. Premièrement, Mehmet Yılmaz et Mehmet Reşit Işık, qui avaient activement pris part à l’arrivée d’Al Iraki à Gaziantep par l’Iran, ont été tués le 23 juin 2007 en Irak, près de la ville de Havica au sud de Kirkouk, par des militaires américains. Le porte-parole militaire américain Christophe Garver les a évoqués en employant ces mots: “deux terroristes internationaux très importants”; et il a ajouté que Yılmaz, utilisant le nom “Hadi Al Türki” recrutait des combattants pour l’Irak et que Işık était son auxiliaire.
Désigné comme l’un des chefs de file de la structure d’Al Qaida en Turquie, Mehmet Yılmaz avait 37 ans lorsqu’il a été tué. Il avait 7 enfants et gérait un restaurant à Gaziantep. Il avait été arrêté au Pakistan en 2004 et extradé vers la Turquie et il était resté un certain temps en prison. Mehmet Reşit Işık, du village de Çevrimova attaché à la sous-préfecture de Beşiri (Batman) était un jeune étudiant de théologie en Syrie. 
Yılmaz et Işık, qui n’avaient pas pu faire passer Al Iraki en Irak, et qui ont peut-être causé son arrestation, ont été tués alors qu’ils combattaient dans ce pays sept mois plus tard; l’hypothèse que les Américains auraient organisé cette opération d’Havica exprès pour les tuer fait sens.
Sept mois après les morts de Yılmaz et d’Işık, c’est-à-dire le 24 janvier 2008, Mehmet Polat (41) et son fils Mehmet Zeki Polat (21), qui avaient été arrêtés pendant qu’ils essayaient de faire passer Al Iraki en Syrie par Gaziantep, ont été encerclés chez eux par la police et ils ont été tués dans un affrontement armé. Selon la déclaration de la Police, Mehmet Yılmaz aurait confié à Polat la responsabilité des activités d’Al Qaida à Gaziantep avant son passage en Irak.

UNE SÉRIE D’ACCUSATIONS ET LA PERPÉTUITÉ REQUISE

Pendant qu’Abdulhadi Al Iraki est resté en vie, fusse-t-il à Guantanamo, les quatre personnes qui l’avaient contacté en Turquie ont trouvé la mort, les armes à la main, dans trois pays différents. Le Ministère de la Défense américaine a pour la première fois avancé une série d’accusations à son encontre, 7 mois après son arrestation, le 10 juin 2013. Les accusations d’une commission militaire à l’encontre d’Al Iraki sont ci-dessous:
• Rejoindre les rangs d’Al Qaida en 1996;
• Parvenir à un haut niveau dans l’organisation en peu de temps et jouer un rôle actif dans le choix des stratégies d’Al Qaida;
• Servir de relais des connexions entre le centre d’Al Qaida et les organisations amies telles que les Taliban, Al Qaida irakien, ou autres;
• Organiser des attentats contre l’armée américaine et ses alliés en Afghanistan et au Pakistan;
• Viser les localités civiles, les personnes civiles et un hélicoptère-ambulance;
• Donner l’ordre à ses combattants de tuer les soldats des forces alliées, même quand ils sont blessés ou s’ils se rendent;
• Être nommé par Ousama Bin Laden pour passer à la tête d’Al Qaida irakien à la place d’Abou Musab Al Zarkawi...

DEVANT UN JUGE POUR LA PREMIÈRE FOIS

Abdulhadi Al Iraki, contre lequel la prison à vie est requise sur la base de toutes ces accusations, a pu se présenter devant un juge le 18 juin 2014, un an après la préparation du réquisitoire, et 2787 jours après son arrestation. À la première audience, qui a duré une demie heure, le juge Capitaine J. Kirk Waits a fait lecture du réquisitoire et a demandé s’il avait quelque chose à dire à cet inculpé de 53 ans, portant une longue barbe grise, une longue chemise blanche et un turban blanc. Al Iraki, a demandé un avocat civil pour aider les avocats militaires qu’on lui avait assignés. 
Le lieutenant-colonel Chris Allen, un de ses avocats militaires, a dit aux journalistes qu’il suit de près les informations sur l’actualité, et qu’il s’inquiète surtout de l’évolution de la situation en Afghanistan et en Irak, où ses parents vivent. Et il a continué: “Il ne fait pas confiance au système et il ne croit pas qu’il y aura une juridiction équitable, mais il est très content d’avancer quand-même après tant d’années.”




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