Guerre Erdoğan / Gülen – rapport d’évaluation des dégâts 12

01.08.2016 ovipot.hypotheses.org
Traduit par: Isabelle Gilles / ovipot.hypotheses.org/14413
Orjinal Metin (tr-02/06/2016)

Bonjour, je voudrais faire un point sur la guerre opposant la confrérie Fethullah Gülen au parti de la justice et du développement. Ceux qui me suivent le savent, j’établis périodiquement des rapports d’évaluation des dégâts – au début sous forme d’articles de presse, puis ensuite sur Medyascope. Nous en sommes au 12e rapport. J’ai quelques notes, mais avant de les partager avec vous je voudrais présenter un bilan établi par Anadolu Ajansı. Entre 2014 et aujourd’hui, les opérations contre la confrérie Fethullah Gülen – qu’ils appellent FETÖ, comme vous le savez, l’Organisation Terroriste Fetthullah Gülen – ont mené à la mise en garde à vue de 4011 personnes parmi lesquelles 820 ont été placées en détention, c’est un nombre très important. Dans les chiffres d’Anadolu Ajansı, il y a une donnée plus frappante, c’est le fait qu’au cours du seul mois de mai [2016] il a été procédé à 865 gardes à vues dont 193 ont débouché sur des placements en détention. Ce sont des chiffres très élevés qui montrent que les opérations s’intensifient. Elles se font à travers tout le pays, sans être confinées aux grandes villes comme Istanbul, Ankara et Izmir. 193 personnes en détention sur 865 gardes à vue, c’est presque une personne sur quatre. Ces chiffres du mois de mai sont le signe d’une augmentation dans les mois à venir.
On observe que ces opérations visent à tarir les moyens financiers de la Cemaat. Nous avons déjà assisté à la mainmise de l’état sur quelques entreprises, sur des titres de presse, sur des chaînes de télévision; des administrateurs ont été nommés, certaines entreprises ont fait faillite suite à ces nominations d’administrateurs. Beaucoup de gens proches de la Cemaat se sont retrouvés sans travail. Pourtant, les opérations se poursuivent et, franchement, ne donnent aucun signe d’un arrêt prochain. Cette guerre ne se terminera pas facilement.
Même si la victoire de la Cemaat au point où nous en sommes semble impossible, je pense qu’il est tout aussi impossible pour le gouvernement de se déclarer vainqueur. À ce propos, je voudrais partager quelques réflexions, quelques observations avec vous.
Permettez-moi avant tout de préciser ceci : le [coup d’état post-moderne du] 28 février [1997] n’a pas donné lieu à la moitié, au tiers, ni même au quart de ce que nous avons vu être intenté contre la confrérie Fethullah Gülen. Aucun gouvernement fondé sur le principe de laïcité en Turquie [ne peut agir de la sorte envers] une ou des organisations pieuses ou se revendiquant de l’islam. La Turquie n’avait pas connu des opérations de cette envergure depuis des années. Ce qui est intéressant dans cette affaire, bien sûr, c’est que le maître d’œuvre appartienne lui aussi à l’islam politique. Il n’aurait de toute façon pas pu en  être autrement, et l’impact en sera très, très important.
Cela n’est peut-être pas visible aujourd’hui, mais cela créera de profonds traumatismes à moyen et long termes dans l’islam politique turc. Nous vivons un événement hors du commun qui ne semble pas prêt de finir. Pourquoi cela ? Il y a plusieurs raisons.
Premièrement, cette affaire est gérée par une seule personne. Tout se passe comme si cela était le problème personnel de Recep Tayyip Erdoğan. À ses côtés dans la lutte contre la Cemaat, il y a des fonctionnaires d’état, des politiciens, ce que l’on peut appeler des « leaders d’opinion », des journalistes etc., mais il est clair que personne ne s’est engagé avec autant de sincérité et autant au sérieux que lui. Qu’il en ait fait une affaire personnelle est dû au fait que lui et sa famille aient été directement visés par le scandale de corruption des 17 et 25 décembre [2013].
[Deuxièmement,] durant les années de collaboration étroite entre le gouvernement et la Cemaat, nous savons que certaines personnes proches du gouvernement, au sein du gouvernement ou de l’AKP regardaient cette collaboration avec méfiance. À cette époque où la Cemaat désignait des personnes comme moi parmi ses ennemis, il y avait très peu de gens assumant ou non des responsabilités, avec ou sans influence au sein de l’AKP qui se montraient aux côtés de ceux envers qui la Cemaat était hostile. De manière fort intéressante – il s’agit là d’une observation personnelle – ceux qui hier étaient méfiants vis-à-vis de la Cemaat ou que la Cemaat n’aimait pas parce qu’ils avaient gardé leurs distances vis-à-vis d’elle. Aujourd’hui une bonne partie de ces personnes sont taxées d’appartenance à la Cemaat, parce qu’elles restent en marge de la guerre en cours. Le premier nom qui me vient à l’esprit est l’ancien ministre de la Justice Sadullah Ergin, qui est quelqu’un en qui j’ai confiance. Je me souviens de nos conversations à l’époque de l’entente entre l’AKP et la Cemaat, c’était quelqu’un qui nourrissait des doutes à l’égard de cette entente, qui la regardait avec suspicion. Et aujourd’hui, parce qu’il ne prend pas part à la chasse aux « [membres de la structure] parallèle » en cours, on l’accuse d’en être un.
C’est l’une des plus grandes faiblesses de la guerre menée par Tayyip Erdoğan contre la Cemaat. Nous savons pertinemment que ceux qui aujourd’hui se montrent aux premiers rangs, se posent en héros de la guerre étaient dans leur écrasante majorité copains comme cochon avec la Cemaat et les procureurs/policiers aujourd’hui en fuite ou en prison aux temps de l’entente. La duplicité est flagrante, elle saute aux yeux de tous ceux qui ont vécu ou observé cette période de l’intérieur.
D’autre part, il y a des gens comme Latif Erdoğan ou Hüseyin Gülerce qui sont très visibles dans la guerre contre la Cemaat. Ils sont en charge de la propagande anti Cemaat. Ils constituent un réel handicap dans la guerre en cours. Ces repentis mettent aujourd’hui la même ardeur à haïr la Cemaat qu’ils mettaient hier à chanter ses louanges. La présence de tels individus aux premiers rangs compromet à mes yeux les chances de sortir victorieux – je parle d’une victoire nette et indiscutable – d’une telle guerre. De toute manière, il faut admettre que se battre avec de tels alliés pose de sérieux problèmes sur le plan éthique.
[Troisièmement,] ce règlement de comptes manque d’authenticité. Pourquoi lutte-t-on contre la Cemaat ? Quels sont les griefs adressés à la Cemaat ? OK, l’état dans l’État et tout le reste, mais il faudrait en dire un peu là-dessus plus aux gens. Personne ne dit rien et personne ne peut rien dire car dès le moment où quelqu’un parlera, leur complicité sera exposée au grand jour. À l’heure actuelle, tous les dossiers du genre Ergenekon ou Balyoz ont été clôturés et il y a une volonté de clore le sujet en rejetant toute la culpabilité sur la Cemaat, les policiers et les juges qui lui sont affiliés. Cependant, nous savons tous que l’homme politique qui déclarait être « l’instructeur de ce procès » est l’actuel Président de la république et que c’est lui qui dirige les opérations contre la Cemaat. C’est cela qui pose problème. Il faut expliquer ce qui s’est passé, comment les choses se sont passées durant les années de collaboration entre l’AKP et la Cemaat.
Je l’ai dit et répété : il s’opère un nettoyage au sein de l’État, d’accord. Cela se fait très facilement car lors des purges précédentes, ce sont les personnes qui ont été mises en place qui se font aujourd’hui déloger par les mêmes personnes qui les avaient fait entrer. C’est-à-dire que l’état actuel de l’infiltration de la Cemaat à tous les échelons de l’État, et en si grand nombre à des positions influentes s’est fait avec la connaissance et l’aval de l’AKP. La purge est en cours, mais trouver des remplaçants à toutes ces personnes est une tâche ardue. Nous entendons parler d’un rapprochement avec des nationalistes [ülkücü] à cette fin, mais remplacer tous les effectifs de la Cemaat limogés [de cette façon] n’est pas vraiment possible.
Il y a un autre aspect à l’affaire : la guerre se déroule aussi hors des frontières comme vous le savez. L’une des raisons derrière la fréquence des visites du Président en Afrique est la création d’une alternative au réseau éducatif de la Cemaat. Il cherche à lui couper l’herbe sous le pied, car nous savons que la Cemaat est très puissante en Afrique. En s’appuyant sur les ressources de l’État, plusieurs mesures sont prises, comme par exemple [des tractations de l’ordre de] « N’octroyez pas de licence à ces écoles, on va vous en construire », ou l’inauguration de centres culturels. Mais il ne faut pas perdre de vue la chose suivante : d’aucune façon les écoles ou les initiatives créées avec les moyens de l’État ne seront en mesure de rivaliser avec celles de la Cemaat, parce qu’il y a une différence fondamentale. La Cemaat ne se contente pas d’envoyer des gens. Elle envoie des personnes qui croient en une cause, qui sont prêts à consentir à des sacrifices. Les personnes envoyées par l’État vont y exercer un métier, ce qui restera bien en-deçà d’une cause à défendre. Le combat est donc très déséquilibré. Il faut cependant reconnaître une chose : l’État lutte au quatre coins du monde pour mettre la Cemaat en difficulté. Il a remporté des victoires partielles à certains endroits, mais de manière générale on peut dire que l’échec ou l’inefficacité des mesures tendent à montrer que détruire l’influence de la Cemaat au-delà d’un certain point n’est guère possible.
Aujourd’hui, les ressources de la Cemaat sont grandement taries, beaucoup de personnes ont été placées en garde à vue puis en détention. D’autres ont fui à l’étranger, particulièrement parmi les bailleurs de fonds.
Autre point notable, outre ses membres, la Cemaat avait accès à un vaste réseau de sympathisants. Aujourd’hui ce n’est plus vrai. Désormais, soutenir financièrement la Cemaat est risqué, dangereux. C’est même devenu un crime qui peut être étendu jusqu’à la complicité depuis qu’elle a été déclarée organisation terroriste. C’est pourquoi le pouvoir de la Cemaat, en termes économiques, est en grande partie brisé, et tout porte à croire que la tendance se poursuivra : la Cemaat ne peut désormais plus s’étendre, au contraire, elle tente de contrôler son rétrécissement.
Je pense qu’une victoire indiscutable du gouvernement n’est pas envisageable mais d’un autre côté les lourdes pertes enregistrées par la Cemaat sont flagrantes. Pour donner un exemple : elle perd ses journaux, ses canaux de communication sont fermés; elle tente de créer de nouvelles alternatives à ses journaux ou magazines saisis, à ses chaînes de télévision saisies mais ce n’est évidemment pas facile de les installer dans le paysage à la place des anciens. N’oublions pas non plus que désormais, lire la presse güleniste peut vous attirer des ennuis, c’est pourquoi son influence diminue.
Le gouvernement ne parvient pas à rallier à lui beaucoup de monde dans sa lutte contre la Cemaat. Il bénéficie traditionnellement du soutien de quelques confréries islamiques allargiques à la confrérie Fethullah Gülen ou qui se tiennent à bonne distance d’elle, mais ces confréries ont de toute façon été à ce point affaiblies et marginalisées qu’il n’est pas possible de les envisager en remplacement du vide laissé par la Cemaat dans ce secteur de la société. C’est pourquoi il est nécessaire que ce vide soit comblé par des fondations et autres organismes similaire à nouveau soutenues par le pouvoir politique. Plutôt que de rétablir l’équilibre avec les quelques confréries islamiques existantes, c’est de la mainmise d’Erdoğan sur ce secteur dont il est question, comme cela s’est passé avec TÜRGEV. Mais là non plus, je ne pense pas qu’il sera aisé de combler le vide laissé par la Cemaat.
La Cemaat compte quelques soutiens, hors de ses cercles et dans ceux de l’opposition à l’AKP. Nous les avons surtout vu lors de la saisie des journaux mais ces soutiens ne peuvent procurer à la Cemaat la force dont elle a besoin car leurs propres forces, tout comme leur nombre sont limités. L’une des raisons à cela est le fait que la Cemaat continue à se considérer –je l’avais déjà dit dans un bilan précédent, mais il n’y a pas de mal à le répéter – blanche comme neige. Elle se pose en victime innocente et cherche à se présenter comme une ONG, ce qu’elle n’est pas.
La qualité d’ONG de la Cemaat est réellement sujette à caution, il n’est pas nécessaire que je réitère mon point de vue sur le sujet.
Disons-le, cette guerre devra devra s’arrêter un jour ou l’autre, devra s’arrêter sans connaître une véritable fin d’après moi. Comment cela se fera-t-il, qui approchera qui, je n’en ai aucune idée, mais le fait que Tayyip Erdoğan ait à ce point donné une dimension personnelle à cette lutte est un sérieux handicap pour le pouvoir AKP. « Comment et par qui la guerre contre la Cemaat sera-t-elle menée dans une configuration de l’AKP sans Tayyip Erdoğan ? » est une question que l’on se pose. De manière un peu similaire on se demande ce que deviendra la Cemaat après Fethullah Gülen, mais il semblerait qu’en activant quelques mécanismes internes la Cemaat parviendra à mieux se maintenir.
Sans parler d’une entente, un jour ou l’autre – il n’en est évidemment pas question à court terme – il faudra bien en finir, surtout du côté de l’AKP.
Permettez-moi d’attirer votre attention sur un point : durant toute cette période, la Cemaat n’a pas progressé d’un iota sur des sujets comme la démocratie, la pluralité ou la transparence. Elle a toujours la fâcheuse tendance à se présenter comme une victime. C’est pourquoi, peu importe les coups encaissés, si demain les choses retournent à la normale et que la Cemaat persiste dans son désir d’infiltrer l’État – j’espère qu’elle ne le fera pas, mais si elle le fait – elle continuera à représenter un danger potentiel pour la Turquie, parce que la Cemaat a fait beaucoup de dégâts en formant et réalisant le projet de s’infiltrer dans l’État turc. Aujourd’hui le gouvernement, dans le cadre d’une lutte de pouvoir, prend pour prétexte cette volonté de la Cemaat pour la frapper. Si dans le futur ils parviennent à nouveau à un accord et rétablissent leur relation, cela ne présage rien de bon pour la Turquie.
Pour résumer, la Cemaat encaisse de sérieux coups. Au vu des chiffres du mois de mai d’Anadolu Ajansı, si cela continue comme ça en juin et juillet – peut-être qu’avec le ramadan nous verrons un ralentissement, mais franchement je n’y crois pas – le réseau de la Cemaat va sérieusement rétrécir à travers le pays. Mais le gouvernement n’est pas en mesure de gagner cette guerre. Accuser la Cemaat pour tous ceux qui mettent des bâtons dans les roues du gouvernement, qui mettent des membres du gouvernement en difficulté, qu’il s’agisse du patron d’une société de transport, d’un abuseur d’enfant ou du président d’une fondation; du mauvais journaliste, à que sais-je, au mauvais bureaucrate, mettre toutes les fauteurs de trouble sur le compte de la Cemaat prend désormais des proportions tragicomiques. Tout comme pendant la guerre froide on avait créé un « ogre communiste », aujourd’hui c’est un « ogre parallèle » qu’on a créé. Cette atmosphère est palpable dans la guerre que livre le gouvernement à la Cemaat, à la guerre que livre Tayyip Erdoğan à Fethullah Gülen. Cette guerre ne se terminera pas facilement, mais il est désormais clair que ce n’est pas Fethullah Gülen qui remportera la partie. Mais la probabilité  qu’a le gouvernement de remporter la victoire – cela a-t-il encore un sens de parler de gouvernement alors que nous vivons dans un pseudo système présidentiel ? on peut se poser la question – la probabilité qu’a Tayyip Erdoğan de l’emporter – je parle d’une victoire indiscutable – est à mon sens nulle.
Bonne journée.




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